Il paraît que certaines secondes durent plus que d'autres, que selon les personnes, le temps écoulé aura été plus long ou plus court. Que si ça n'avait pas été Nous, le temps serait passé plus lentement. On dit qu'un homme solitaire se promène et que pour s'amuser, il avance ou recule nos aiguilles. Je Hais cette personne. Il a du faire des tours en trop avec nos secondes pour sans s'en rendre compte accélérer notre "Zurich". Et comme pour réparer son erreur, aujourd'hui, il fait l'inverse et nous ralentit... Il ne comprend définitivement rien.
Que j'attende... Peu importe, aujourd'hui c'est prévu.

# Posted on Thursday, 12 February 2009 at 3:44 PM

Des yeux bleus où l'on passe son temps à se perdre, des cheveux blonds avec lesquels on veut toujours s'amuser, des lèvres parfaites pour y accrocher des rêves, des bras dont on ne se lasse pas d'être entourés, des épaules toujours solides pour s'y reposer, des "Wangen" qui nous rappellent l'enfance, une voix qu'on pourrait écouter sans arrêt, un rire pour s'accorder au mien. Un cou pour lui offrir l'amour. Et mon regard voulant se rattraper au tien depuis bientôt 6mois.

# Posted on Thursday, 12 February 2009 at 3:44 PM

Accoudée à la fenêtre, je m'étonne à rêver. La rosée a recouvert les feuilles de mes orthencias et quelques gouttes restent posées sur le rebord de la fenêtre. Un vent frais me caresse les joues et j'inspire profondément comme si cette bouffée d'air était la dernière. Au loin j'entends la mer. Les vagues qui s'accrochent aux rochers et repartent libres. Je ferme les yeux et me laisse bercer par ce son dont je ne me lasserai surement jamais. J'attends un moment, mes yeux toujours clos et mes rêves en perpétuels ascension. Devant tout ce paysage, avant toute mon imagination, je crois te voir. Tu marches au bord de l'eau; cheveux aux vents. Et malgré la distance, je peux affirmer te voir sourire. Même le bruit du vent et des vagues ne parvient pas à voiler le son de ton rire délicat. Je continue à te regarder, je veux t'appeler, je crie pour que tu te retournes. Tout se précipite. Je sens que quelque chose va se déchirer, que quelque chose va nous être enlevé, m'être enlevé. Alors je m'éloigne de la fenêtre, je sors de ma chambre, ouvre la porte et descends les escaliers à toute allure. Je cours, et hurle ton nom. Mais le vent t'empêche de m'entendre. La fraicheur me tape le visage et me blesse, le sable me ralentit et je ne peux t'atteindre. Tu te retournes, tout sourire et continues à marcher, à courir et à donner de gentils coups dans l'eau. Je te vois toujours, mais dans mon esprit tu t'éloignes. Et puis d'un coup, plus rien.
Je me réveille. Au milieu d'un grand lit, où les draps sont défaits. Ton odeur est partout présente dans la pièce. Un grand coup de vent vient me glacer. Je me lève et me dirige vers la fenêtre ouverte. La rosée est tombée ce matin et le vent est frais. Tout est là. Tout, sauf toi.
Et voilà que l'idée de te voir ne suffisait plus.

# Posted on Thursday, 12 February 2009 at 3:43 PM

Make me an angel. Lorsque deux c½urs s'émiettent, que la saveur de l'un manque à l'autre. Arrêter. Même si on sait au fond que le c½ur s'y refuse. Pouvoir seulement regarder les gens et ne plus leur envier Ce qu'on a pas. Je veux cette bouffée d'oxygène que lui seul détient. Celle dont mon c½ur demande la recette. Chasser de ma vie l'ombre qu'elle traine derrière elle.
Aime moi assez au point de me dire que je contrôle tout quand je sais que tout m'échappe. Vois tout de moi mais ne regarde rien. Attrape les détails de mon corps mais accepte l'ensemble de ma vie.
J'essaie de me raccrocher à ce qui ne tient pas. Comme une pilule, mieux que l'extasie mais comparable à un antidouleur, je suis accro. J'y pense chaque petite seconde qui passe, n'arrivant plus à m'en passer. Revoir les moments où je me disais capable de tout arrêter. Mon existence reposant sur cet amour qui me consume. Je cherche partout, fouillant tous les recoins de mon cerveau et de mon c½ur. Obsédée par la moindre trace que tu aurais pu laisser. Que la vie était belle lorsque j'étais libre. Avant de tomber dans tout "toi". Une descente aux enfers comparable au paradis. Une chute qui nous affole et nous comble. Quelque chose qu'on voudrait pouvoir refaire encore et encore, jusqu'à vraiment rencontrer le sol. Toucher le fond comme on dit si bien. Continuer d'y croire pour se rendre compte de là où on en est. Se bercer d'illusion. Le corps en manque et le c½ur en morceaux, j'aime un peu plus cette drogue dure que tu es... Mais j'arrête. Si je traine, ce mal me tuera.
En désintoxication amoureuse. Et pourtant qu'est-ce que tu es beau...

# Posted on Thursday, 12 February 2009 at 3:42 PM

À lire, je retrouve leurs phrases, celles qui me touchent et m'emportent comme s'ils savaient. Le bonheur. Et si seulement...
Seule dans le Noir. Et j'ignorais qu'un pays pouvait me manquer autant qu'une personne, je me surprenais encore à penser à ses odeurs, à cette sensation d'utopie, que tout est à sa place, la meilleure... Aujourd'hui cette sensation se transforme en haine. Haine de moi-même, de cette personne que je deviens, bouffée par la tristesse et le manque. Abusée par le temps, essayant de percer ce qui maintenant, devenu trop solide me tient le c½ur. Il y'a toujours une partie de soi qui attend autre chose. Personne n'est complètement là où il est. Il faut juste que je revienne. Encore un peu de temps, juste pour comprendre et s'habituer... Et les 6 mois passent. Mais j'ai connu le bonheur. Il reviendra.
N'oublie pas d'être heureuse.
Croire... Et murmurer le bonheur juste pour s'assurer que ce n'est pas un rêve et réussir à le protéger du réveil. Et je les regarde tous. Si indispensables mais tellement futiles. Le futile dirons-nous à énormément de bons. Parfois du parfait. Comment ne pas se détester lorsque l'on sait que pour une seconde d'idéal, on effacerait le reste. La totalité.
Seront-ils toujours là malgré la fausse indifférence que mon c½ur leur porte... Savent-ils à quel point mon amour pour eux est grand mais pourtant insuffisant... Savent-ils qu'en dessous tout meurt et disparaît?
Le Vide.
Ma pente n'est qu'un sommet trop haut, qu'un chemin trop long, qu'une vie trop détruite. Je n'en suis qu'au début et parfois j'ai l'impression que c'est la fin. À moins que ça soit l'inverse. Tout me rattrape et je recommence... L'inverse, oui c'est bien ça.
S'aimer pour mieux souffrir ensuite.

# Posted on Thursday, 12 February 2009 at 3:42 PM